Atmosphère recueillie tout du long, prélude à un voyage qui va convoquer toute la culture andalouse. Les textes interprétés en espagnol et en arabe sont tirés des grands mystiques ou grands penseurs des trois monothéismes présents en Andalousie : cet âge d'or où ils se côtoyèrent pour créer une civilisation brillante et raffinée que la reconquête catholique brisera définitivement. De Al Hallaj, le grand mystique soufi supplicié à Bagdad en 922, à Jean de la Croix, mystique catholique espagnol mort en 1591. Rencontre assez inouïe donc entre un pianiste norvégien, une chanteuse arabo-andalouse, un trompettiste américain, un violoniste algérien, un expert iranien du zarb et un orchestre baroque.